De l’automatisation à l’orchestration des paiements
Dans la zone euro, le nombre de transactions de paiement scripturales au second semestre 2024 a augmenté de 8,6 % pour atteindre 77,6 milliards. Selon les chiffres 2025 de la Banque centrale européenne, en nombre de transactions, les cartes représentaient 57 %, les virements 21 %, les prélèvements 15 % et les paiements en monnaie électronique 6 %.
Ces volumes sont importants car ils se traduisent directement en charge opérationnelle : plus de transactions, plus de mises à jour de statut, plus d’exceptions et davantage d’interdépendances entre systèmes et prestataires. McKinsey décrit comment la prolifération des acteurs fragmente la chaîne de valeur et augmente la complexité, malgré des interfaces plus simples.
Plus d’options digitales, moins de maîtrise
À l’échelle mondiale, Capgemini estime que le volume des transactions scripturales a atteint près de 1,4 billion en 2023 et prévoit une croissance jusqu’à environ 2,8 billions d’ici 2028. Parallèlement, le mix de paiement évolue. McKinsey indique que l’utilisation du cash continue de reculer dans le monde et représente 46 % des paiements, tandis que les portefeuilles digitaux comptent pour environ 30 % du volume mondial en point de vente.
Pour de nombreuses organisations, cela crée une tension très concrète :
- La finance veut encaisser plus vite, réduire les retards de paiement et assurer une relance cohérente.
- L’IT et les opérations veulent un paysage maîtrisable : moins d’intégrations point à point fragiles et moins de dépendance vis-à-vis d’un seul prestataire.
Pourquoi ce n’est pas seulement un problème de paiement
Les flux de paiement modernes sont rarement isolés. Ils touchent l’ERP, la facturation, l’onboarding client, la communication client, le reporting et la réconciliation.
L’intégration digitale est devenue plus simple et plus répandue. Harvard Business Review explique comment les interfaces digitales, en particulier les API, permettent d’intégrer des processus entre organisations, de faire interagir les systèmes en temps réel et de réduire les coûts de coordination. La revue souligne également que les API portent désormais la majorité du trafic internet.
Cette facilité d’intégration est précieuse, mais ne se traduit pas automatiquement par de l’impact. Harvard Business Review note dans un autre article que, bien que 89 % des grandes entreprises mènent une transformation digitale et IA, elles n’ont capté que 31 % de la hausse de revenus attendue et 25 % des économies de coûts prévues.
Dans les paiements, ce “décalage d’exécution” se manifeste souvent par des outils fragmentés, une gestion de statut incohérente entre prestataires et un travail manuel récurrent autour des échecs de paiement et de la réconciliation.
Ce que signifie “orchestration des paiements” en pratique
L’orchestration des paiements est la gestion intelligente des transactions de paiement, en les acheminant via des canaux efficaces et économiques, et en permettant aux entreprises d’alterner entre plusieurs partenaires de paiement plutôt que de dépendre d’un seul prestataire. Du point de vue de l’intégration et des opérations, l’orchestration est un moyen de centraliser la logique des flux de paiement (routage, relances, gestion des échecs et boucles de retour d’information), afin que vos systèmes centraux n’aient pas besoin de comportements spécifiques à chaque prestataire.
6 avantages de l’orchestration des paiements
- Une intégration unique et pérenne
Twikey s’adresse aux organisations qui veulent moderniser l’encaissement sans graver chaque décision de paiement dans leur ERP, CRM ou portail client. Avec une seule intégration, Twikey est conçu pour répondre aux besoins de paiement d’aujourd’hui et de demain : nous nous connectons à plus de 3 500 banques et intégrons plus de 10 prestataires de services de paiement, ce qui vous permet d’ajouter ou de modifier des partenaires de paiement sans reconstruire vos flux cœur à chaque fois.
- Des fondations solides dans les paiements récurrents et les mandats
Cette flexibilité est particulièrement cruciale là où l’impact opérationnel est le plus élevé : paiements et encaissements récurrents. Dans la seule zone euro, la BCE rapporte 11,4 milliards de prélèvements au second semestre 2024, représentant 5,4 billions d’euros. Pourtant, seuls 12 % des prélèvements utilisaient un mandat électronique en volume (14 % en valeur), ce qui montre à quel point il reste du potentiel pour digitaliser de bout en bout les encaissements basés sur mandat. Twikey se concentre précisément sur cet espace : digitaliser les mandats (e-mandates) et les relier directement à l’encaissement automatisé et au suivi, en réduisant la paperasse et en rendant les parcours de paiement récurrents plus faciles à mettre à l’échelle.
- Orchestration : contrôle et liberté multi-prestataires
Twikey ne se limite pas à activer des e-mandates (qu’il s’agisse de prélèvements SEPA ou de mandats Bacs AUDDIS). La valeur plus large réside dans l’orchestration et le contrôle. Twikey gère les transactions de manière intelligente sur plusieurs partenaires de paiement et les achemine via les canaux les plus efficaces, tout en gardant vos systèmes internes stables derrière une surface API unique et cohérente. Concrètement, cela signifie que vous restez propriétaire de l’expérience client et de vos processus opérationnels, tout en conservant la liberté de choisir, selon le contexte, le PSP, la banque ou la méthode de paiement la plus adaptée.
- Moins d’exceptions, une récupération plus rapide
À mesure que les environnements de paiement se diversifient, la charge liée aux exceptions augmente, à moins qu’elle ne soit éliminée par la conception. Le module de failure management de Twikey maximise le succès des paiements et minimise les exceptions, grâce à des actions configurables, des relances automatisées, des méthodes de fallback et un support à la réconciliation. Cela aide à garder les encaissements opérationnellement prévisibles, même lorsque les volumes augmentent ou que les méthodes de paiement se diversifient.
- Pas de verrouillage au niveau de l’intégration
Pour les équipes techniques et d’intégration, nous appliquons explicitement une approche “no lock-in” à travers un payment switch capable de basculer rapidement entre différentes méthodes de paiement. Twikey est une solution multicanale qui peut fonctionner avec un ou plusieurs PSP et banques et s’intègre avec les solutions comptables et CRM.
- Des résultats mesurables que vous pouvez valider
Twikey relie ces capacités à des résultats concrets en matière de trésorerie. Twikey rapporte, sur base de ses propres études clients, que le retour sur investissement annuel atteint en moyenne 8 fois l’investissement, à partir d’une enquête menée auprès de plus de 2 000 clients Twikey, et publie des indicateurs avant/après sur des éléments tels que la rapidité de paiement, la réconciliation et l’automatisation des processus d’encaissement.
Ce qu’il faut évaluer en termes de ROI et de TCO
Si vous évaluez Twikey (ou toute approche d’orchestration) dans le cadre d’un modèle opérationnel de paiement plus large, ces questions permettent d’ancrer la discussion dans le concret :
- Quels flux de paiement sont réellement “récurrents” et lesquels resteront ponctuels ?
- Combien payez-vous pour chaque méthode de paiement ?
- Où surviennent les échecs (initiation, authentification, fonds insuffisants, problèmes techniques), quel en est le coût et quelle est la cohérence de votre suivi ?
- Combien de temps perdez-vous avec des relances (manuelles) ?
- Combien d’interfaces prestataire/banque distinctes exploitez-vous aujourd’hui pour les paiements, le suivi de statut et la réconciliation ?
- Quel est votre coût de changement lorsque les prix évoluent ou lorsqu’un prestataire modifie ses capacités ?
- Vos clients souhaitent-ils des méthodes de paiement que vous ne proposez pas aujourd’hui ?
- À quelle vitesse pouvez-vous réinjecter un statut de paiement fiable dans l’ERP/la comptabilité et les workflows de recouvrement ?
Capgemini indique (sur base d’une enquête auprès de responsables de trésorerie d’entreprise) que l’inefficacité de la gestion de trésorerie (y compris de mauvaises prévisions et un manque de visibilité) coûte aux entreprises près de 7 % de leur chiffre d’affaires annuel, soit des milliards d’euros de liquidités immobilisées.
Dernière réflexion
La tendance est claire : les volumes de transactions augmentent, l’usage du cash recule et la pile de paiement devient plus diversifiée.
La proposition de Twikey est de combiner (1) les encaissements récurrents (y compris les prélèvements SEPA et les e-mandates) avec (2) des capacités d’orchestration (multi-prestataires, multi-méthodes) et (3) des outils opérationnels pour le suivi et la réconciliation, derrière une seule surface d’intégration.

